
C’est une femme avertie et soucieuse de l’émancipation de ses paires. Son amour pour la cause féminine l’a amenée à créer l’Association des Femmes Balayeuses de Tchicomey. Au-delà de sa disponibilité pour l’autonomisation des femmes, il faut retenir qu’elle milite pour une ville propre, attractive, où le respect de l’égalité du genre est prôné et défendu : Lokossa, sa ville natale.
Elle a développé une proximité non négligeable avec la base. Elle, c’est Anne-Marie Tognihuidé. Élue députée suppléante au terme des joutes législatives de 2023 dans la 18ᵉ circonscription électorale, Anne-Marie, digne fille de la noble famille Tognihuidé, occupe souvent la première loge en matière de sensibilisation des femmes sur la santé sexuelle et reproductive.
Pour elle, la femme, l’une des couches importantes de la société, mérite d’être vue et considérée au même pied d’égalité que les hommes. Car, soutient-elle, elle porte la vie de l’humanité.
« Je voudrais, en toute sincérité, exhorter les femmes du Bénin et du monde entier à faire montre de leur capacité managériale devant toute situation. Car on peut naître pauvre en connaissances, mais mourir pauvre en connaissances est préjudiciable », dira Anne-Marie Tognihuidé, femme leader politique et membre du parti Union Progressiste Le Renouveau.

Ce pan de sa réflexion est la résultante de sa disponibilité à apprendre et à actualiser ses connaissances. Parlant de connaissances, Anne-Marie Tognihuidé est bénéficiaire de différents Programmes de Renforcement du Leadership des Femmes Politiques (PRLFP). Aussi a-t-elle un œil attentif sur les questions éducatives et sociales.
Entre l’éducation, le social et Anne-Marie, c’est une question d’amour
Directrice de l’École Primaire Publique de Manonkpon/B dans la commune de Houéyogbé, Anne-Marie Tognihuidé est consultante en entrepreneuriat et en management de projets. Convaincue qu’investir dans l’éducation de l’enfant ouvre la porte à une palette d’opportunités, elle plaide pour la discrimination positive.
En effet, elle a fait des dons de kits scolaires aux filles premières des Collèges d’Enseignement Général (CEG) de Lokossa, un acte qui n’est pas passé sous silence.
« Cette action sociale au profit des filles les a motivées à mieux travailler en classe », a déclaré un leader politique ayant requis l’anonymat. Faisant de la sensibilisation sa passion, elle en a mené sur le maintien des filles à l’école. « Assistante sociale », comme la baptisent certains, Anne-Marie Tognihuidé est altruiste. Entre l’écoute et l’action, pour elle, il n’y a pas de fossé.
Dame de fer et amazone des temps modernes, elle a le nez creux. Consciente des dérives enregistrées ici et là, avec à la clé des activités peu recommandables dans le rang de la jeunesse, notamment chez les apprenants, Anne-Marie Tognihuidé organise, à l’intention des jeunes de Lokossa et avec le concours de personnes averties de la chose sportive, des tournois de football. Lesquels tournois mobilisent plusieurs couches de la cité des Ko Nou. Marche de cœur et don de sang, sont d’autres activités qui l’occupent en dehors de ses activités pédagogiques.
Son message au sujet des événements du 7 décembre
Positionnée 4ᵉ titulaire sur 11 dans l’arrondissement de Lokossa, elle est attentive à l’actualité sociopolitique du pays. Très proche de l’inévitable et incontournable Dakpè Sossou, Anne-Marie Tognihuidé est de celles qui pensent que les femmes sont utiles au maintien de la paix au Bénin.

La récente actualité politique du pays ne l’a pas laissée indifférente. « Je condamne avec la dernière rigueur cette tentative de coup d’État et j’appelle les auteurs à la raison et au respect des valeurs républicaines », a-t-elle déclaré avec fermeté.
S’appuyant sur les propos intemporels de Mgr Isidore de Souza, elle invite le peuple béninois à rejeter les rumeurs et la manipulation véhiculées sur les réseaux sociaux numériques.
Dans un appel fort et solennel, Anne-Marie Tognihuidé exhorte le peuple à prier quotidiennement pour le chef de l’État, son gouvernement et pour le Bénin, afin que la paix, la stabilité et la démocratie continuent de régner sur toute l’étendue du territoire national.
E.G



